Chauffage au bois, influence du type de combustion sur les particules et leur toxicité

Fumée hivernale d'une combustion complète de bois, photo Frédéric Douard

Un article de Thomas Nussbaumer (Université des Sciences Appliquées de Lucerne) publié dans le Bioénergie International n°20 de juillet 2012

Les énergies renouvelables prennent une place de plus en plus importantes, car les énergies fossiles doivent être remplacées du fait de leurs effets négatifs sur le climat. Par ailleurs, l’énergie nucléaire pose la question de risques difficilement calculables.

L’énergie du bois, par contre, est une ressource renouvelable. De plus, le bois-énergie peut être produit dans sa région d’utilisation, évitant ainsi des transports et assurant du travail localement. Par contre, la combustion du bois cause différentes émissions dans l’atmosphère, des émissions qui représentent l’inconvénient le plus important de l’énergie du bois. Parmi les polluants, les particules et les composés organiques sont les plus gênants à cause de leurs effets négatifs pour la santé. Cet article traite donc des émissions particulaires et de leur toxicité, il est le résumé d’une intervention faite lors du 2ème PROPELLET EVENT les 22 et 23 mai 2012 à Strasbourg.

Types de particules et influence de la combustion sur les particules

La combustion du bois est une source importante de particules de moins de 10 micromètres (PM10) dans l’air ambiant. En Suisse, l’énergie du bois assure 4% des besoins énergétiques totaux mais contribue à 16% des émissions de PM10. Pour identifier les mesures à prendre, réduire les particules et juger leur toxicité, il faut distinguer différents groupes de particules.

Dr Thomas Nussbaumer

Une combustion incomplète du bois produit de la suie et des composés organiques volatils. La suie se retrouve dans l’atmosphère sous forme de particules de charbon noir. La matière organique est quant à elle constituée de compo­sés organiques condensables, qui forment du goudron, et contribue au charbon brun dans l’atmosphère.

Les composés orga­niques vola­tiles contribuent, une fois dans l’atmosphère, à l’apparition d’aérosols organiques secondaires qui sont produits par des réactions photo-chimiques.

Et même lorsque la combustion du bois est complète, les gaz de fumées entraînent des particules fines de minéraux, constitués de sels comme KCl, K2SO4, CaCO3 et CaO, qui sont restitués ou formés par les cendres à haute température….

pour lire la suite, consulter le Magazine Bioénergie International n°20 de juillet 2012.

1 réponse
  1. 7 février 2014

    […] L’émission de particules lors de la combustion du bois par Thomas Nussbaumer, Verenum […]