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	<title>MAGAZINE ET PORTAIL FRANCOPHONE DES BIOÉNERGIES &#187; Sierra-Leone</title>
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	<description>Bioénergie International, Magazine &#38; Portail, N° 1 de l’information francophone pour les professionnels des bioénergies</description>
	<lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 08:06:18 +0000</lastBuildDate>
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		<title>L’accaparement des terres en Afrique de l’Ouest continue</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 17:55:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric DOUARD</dc:creator>
				<category><![CDATA[Social-environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[En Afrique de l’Ouest le phénomène des terres fertiles bradées à des investisseurs étrangers a atteint des dimensions dramatiques, comme le montre un rapport du conseil des églises de l’Afrique de l’Ouest ACCEAO, partenaire de Pain pour le prochain. Ainsi, dans certains pays, plus d’un tiers des terres cultivables ont été louées pour 100 ans. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><strong><img class="alignleft size-full wp-image-17141" title="Les paysans se retrouvent les mains vides © ZVG" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/11/Les-paysans-se-retrouvent-les-mains-vides-©-ZVG-e1321638804271.png" alt="" width="250" height="250" />En Afrique de l’Ouest le phénomène des terres fertiles bradées à  des investisseurs étrangers a atteint des dimensions dramatiques, comme  le montre un rapport du conseil des églises de l’Afrique de l’Ouest  ACCEAO, partenaire de Pain pour le prochain. Ainsi, dans certains pays,  plus d’un tiers des terres cultivables ont été louées pour 100 ans. Les  conséquences pour la sécurité alimentaire des populations locales sont  alarmantes.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong>Au  cours des années passées, de nombreux investisseurs du Nord ont loué ou  acheté des terres soi-disant « inutilisées » en Afrique de l’Ouest,  afin d’y produire des denrées alimentaires pour l’exportation ou les  agrocarburants. En Sierra Leone, par exemple, l’entreprise Suisse Addax  Bioenergy a loué des grandes surfaces de terre cultivable pour une durée  d’au moins 50 ans. L’entreprise a mis à disposition des paysans des  terres alternatives mais malheureusement celles-ci ont été labourées  trop tardivement. Aujourd’hui les petits paysans se trouvent dans  l’insécurité alimentaire et souffrent de la faim.</p>
<p style="text-align: justify;">Généralement, lors des négociations de terres, il  n’est pas pris en compte que les terres dites « abandonnées » sont en  fait capitales pour la survie des populations pauvres des zones rurales.  Elles servent à l’économie de subsistance ou comme pâturages pour les  animaux, et elles fournissent les couches sociales les plus défavorisés  en bois, en fruits et en plantes médicinales.</p>
<p style="text-align: justify;">Les femmes sont particulièrement affectées car selon  le droit traditionnel, elles ne peuvent pas posséder de terre. Elles  sont souvent réduites à cultiver des terres considérées comme  infertiles. Quand ces terres « inutilisées » sont louées à des  investisseurs étrangers, les femmes sont renvoyées sans aucune  compensation. Au Mali et au Ghana, de nombreuses femmes ont déjà perdu  leur terre et donc la base de subsistance pour elles et leurs familles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ghana : déjà 37% de la terre « soldée »</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, bon nombre de pays Ouest-africains comme  la Sierra Leone, le Liberia, le Mali et le Ghana continuent de brader  leurs terres à des investisseurs étrangers. Ainsi, ils créent une menace  à la sécurité et la souveraineté alimentaire de leurs pays – et ceci  pour des générations, puisque les contrats de bail durent entre 25 et 99  ans.</p>
<p style="text-align: justify;">En Sierra Leone, 1.5 millions d’hectares de terres  ont déjà été cédés à des investisseurs. Cela correspond à 28% des terres  cultivables du pays. Au Ghana, 37% des terres cultivables ont été  louées, pour cultiver du jatropha qui sert à la production des  agrocarburants.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour cela, l’ACCEAO exige des Etats :</p>
<ol type="1">
<li style="text-align: justify;">De protéger la sécurité alimentaire des      communautés locales et de renforcer le droit foncier traditionnel.</li>
<li style="text-align: justify;">De  protéger et de promouvoir la sécurité      alimentaire plus  généralement. Les communautés locales doivent pouvoir      manger ce  qu’elles produisent et pouvoir produire ce qu’elles mangent.</li>
<li style="text-align: justify;">De  donner préférence à des modèles de      développement qui ne mènent pas  à l’expulsion, qui ne modifient pas      fondamentalement le droit  foncier et qui ne permettent pas une concentration      excessive de la  propriété foncière.</li>
<li style="text-align: justify;">D’assurer que le règlement de  la      propriété foncière favorise les hommes et les femmes de la même  façon et      de corriger, si nécessaire, des déséquilibres existants.</li>
</ol>
<p><strong>&gt;&gt; Voir le rapport (en anglais) :</strong> <a title="APPLIKATION, landgrabbing final, landgrabbing_final.pdf, 2.1 MB" href="http://www.brotfueralle.ch/fileadmin/deutsch/2_Entwicklungpolitik_allgemein/A_Recht_auf_Nahrung/landgrabbing_final.pdf" target="_blank">Land Grabbing Undermines Food Security in West Africa. FECCIWA, September 2011 (pdf)</a></p>
<p>Source : <a href="http://www.ppp.ch/nc/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/529/">PPP</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Sierra Leone, le projet d&#8217;agrocarburant Addax contesté</title>
		<link>http://www.bioenergie-promotion.fr/15057/sierra-leone-le-projet-dagrocarburant-addax-conteste/</link>
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		<pubDate>Sat, 16 Jul 2011 20:29:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric DOUARD</dc:creator>
				<category><![CDATA[Social-environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Biocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Réseau Sierra-léonais pour le Droit à l&#8217;Alimentation (SiLNoRF) a publié ce 15 juin 2011 à Freetown, en Sierra Leone, une étude indépendante sur la location à long terme de vastes surfaces agricoles, destinées à un projet de fabrication de biocarburant par l&#8217;entreprise helvétique Addax Bioenergy. Les deux chercheurs du Ghana mandatés, Mike Anane et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_15058" class="wp-caption alignleft" style="width: 250px"><img class="size-full wp-image-15058" title="Irrigation Addax" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/07/Irrigation-Addax.jpg" alt="" width="240" height="161" /><p class="wp-caption-text">Avant  l&#39;implantation des systèmes d’irrigation d&#39;Addax Bioenergy, ces champs  étaient utilisés par les communautés pour leur subsistance alimentaire</p></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><strong>Le Réseau Sierra-léonais pour le Droit à l&#8217;Alimentation (SiLNoRF) a  publié ce 15 juin 2011 à Freetown, en Sierra Leone, une étude indépendante  sur la location à long terme de vastes surfaces agricoles, destinées à  un projet de fabrication de biocarburant par l&#8217;entreprise helvétique  Addax Bioenergy.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux chercheurs du Ghana  mandatés, Mike Anane et Cosmos Abiwu, ont présenté les résultats de leur  enquête lors de la conférence de presse. Neuf semaines durant, ils ont  étudié en Sierra Leone les tenants et aboutissants de l&#8217;investissement  d&#8217;Addax Bioenergy ainsi que les contrats de location des terres sous  l&#8217;angle des droits humains. Pour cela, ils ont visité douze villages et y  ont interrogé les gens touchés par l&#8217;accaparement de terres.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Dans les villages concernés, de  nombreuses agricultrices et de nombreux agriculteurs ont déjà perdu  l&#8217;accès aux terres agricoles fertiles. Addax a mis d&#8217;autres surfaces,  plus petites, à disposition des communautés touchées, mais l&#8217;entreprise  n&#8217;a concrétisé que trop tard en 2010 sa promesse de labourer et de  herser ces parcelles, ce qui a entrainé de faibles récoltes. Du coup,  les communautés locales sont de plus en plus confrontées à l&#8217;insécurité  alimentaire et à la faim», écrivent les chercheurs. Ils ont également  constaté que «depuis qu&#8217;Addax prépare les terres pour ses cultures,  l&#8217;eau devient un problème de plus en plus aigu. Lors de la phase  initiale du projet déjà, certains cours d&#8217;eau ont été asséchés*, comme  le Kirbent et le Domkoni près du village de Maronko, dans la chefferie  de Makari Gbanti.»</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Secrétaire général de <em>Pain pour le prochain</em>,  l&#8217;organe des Églises protestantes de Suisse pour la coopération au  développement, Beat Dietschy a participé à la conférence de presse. Deux  organisations de développement allemandes et une suisse – Brot für die  Welt (Pain pour le monde), Evangelischer Entwicklungsdienst (EED) et <em>Pain pour le prochain</em> – ont financé l&#8217;étude. «Ses résultats confirment les observations des deux collaborateurs de <em>Pain pour le prochain</em>,  qui ont récemment examiné la situation sur le terrain», a déclaré Beat  Dietschy lors de la conférence de presse, à Freetown. L&#8217;un des mandats  de <em>Pain pour le prochain</em> est de s&#8217;assurer que les entreprises  suisses respectent leurs obligations en matière de droits humains. «Nous  sommes effarés de voir que les propriétaires des terres ont accepté de  les louer à Addax sur la base de promesses orales, lesquelles n&#8217;ont été  ni consignées ni respectées à ce jour. Certaines clauses du contrat de  location nous préoccupent également. Les propriétaires n&#8217;en ont pas reçu  de copie et ont été insuffisamment informés de son contenu. Ils n&#8217;ont  donc pas pu exercer leur droit à un consentement libre et éclairé. Nous  sommes très inquiets, car cette situation renferme un grand potentiel de  conflit.»</p>
<p style="text-align: justify;">Sonkita Conteh, avocat mandaté pour  l&#8217;examen juridique des contrats de location de terres, est parvenu à la  conclusion que certaines clauses pourraient enfreindre la législation de  la Sierra Leone, par exemple sa loi sur l&#8217;eau (<em>Water Control and Supply Act 1963</em>):  «Si Addax se permet d&#8217;interrompre ou de modifier le tracé d&#8217;un cours  d&#8217;eau, voire d&#8217;en restreindre l&#8217;accès, cela peut contrevenir au droit  d&#8217;accès à l&#8217;eau des personnes vivant dans ou à proximité de la zone du  projet.»</p>
<p style="text-align: justify;">Beat Dietschy a appelé à ce que SiLNoRF, Addax Bioenergy, <em>Pain pour le prochain</em>,  les communautés locales et les autres parties concernées mènent un  dialogue multilatéral afin de déterminer et corriger les problèmes  relevés.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><a title="Independent_Study_Report_Addax_Final_01.pdf (1.1 MB)" href="http://www.ppp.ch/fileadmin/francais/Politique_developpement/Entreprises_et_droits_humains/Addax/Independent_Study_Report_Addax_Final_01.pdf" target="_blank">Etude</a> de SiLNoRF (anglais)<a href="http://www.ppp.ch/fr/francais/"><img class="alignright size-full wp-image-12943" title="Pain pour le prochain" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/03/Pain-pour-le-prochain.png" alt="" width="290" height="27" /></a></li>
<li><a title="Resume_Addax_Final.pdf (105 KB)" href="http://www.ppp.ch/fileadmin/francais/Politique_developpement/Entreprises_et_droits_humains/Addax/Resume_Addax_Final.pdf" target="_blank">Résumé</a> de l’étude</li>
</ul>
<p>Source : <a href="http://www.ppp.ch/fr/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/393/">Pain pour le prochain</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Addax Bioenergy décroche 258 M€ pour son projet d&#8217;éthanol-canne en Sierra Leone</title>
		<link>http://www.bioenergie-promotion.fr/14613/addax-bioenergy-decroche-258-millions-e-pour-son-projet-dethanol-canne-en-sierra-leone/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Jun 2011 19:07:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric DOUARD</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agrocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[Bioélectricité]]></category>
		<category><![CDATA[Cogénération]]></category>
		<category><![CDATA[Ethanol]]></category>

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		<description><![CDATA[Filiale d’Addax &#38; Oryx Group (AOG), une entreprise suisse active dans les énergies, Addax Bioenergy S.A. («Addax Bioenergy») a le plaisir d’annoncer la signature d’un contrat de prêt avec sept banques de développement européennes et africaines pour un projet d’énergie renouvelable près de Makeni, Sierra Leone (le «projet»). L’investissement porte sur le développement d’une plantation [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-14614" title="Addax Bioenergy" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/06/Addax-Bioenergy.jpg" alt="" width="346" height="254" /><span style="color: #888888;"><strong>Filiale d’Addax &amp; Oryx Group (AOG), une entreprise suisse active dans        les énergies, Addax Bioenergy S.A. («Addax Bioenergy») a le plaisir        d’annoncer la signature d’un contrat de prêt avec sept banques de        développement européennes et africaines pour un projet d’énergie        renouvelable près de Makeni, Sierra Leone (le «projet»).</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">L’investissement porte sur le développement d’une plantation de canne à        sucre, la construction d’une raffinerie d’éthanol, ainsi qu’une centrale        électrique à biomasse. La canne à sucre, largement reconnue comme le        végétal le plus performant pour la production de        biocarburant, sera convertie en bioéthanol afin de répondre à la demande        des marchés domestique et européen. La centrale électrique produira de l’électricité renouvelable        pour la raffinerie d’éthanol et fournira environ 20% de l’électricité du        réseau de la Sierra Leone. En outre, le projet comprend des mesures        destinées à contribuer à la sécurité alimentaire et au développement        socio-économique dans l’une des régions les plus pauvres du pays.</p>
<p style="text-align: justify;">En vertu de cet accord, l’<em>African Development Bank</em> (AfDB), l’<em>Emerging        Africa Infrastructure Fund </em>(EAIF), la <em>Netherlands Development        Finance Company</em> (FMO), la <em>Deutsche Investitions- und        Entwicklungsgesellschaft mbH</em> (DEG), l’<em>Industrial Development        Corporation of South-Africa</em> (IDC), la <em>Belgian Investment Company        for Developing Countries (BIO),</em> ainsi que Cordiant, un spécialiste        de la gestion d’investissements privés en pays émergents, financent un        crédit de 133 millions d’euros. Le Swedish Development Fund (Swedfund)        et FMO rejoindront AOG en tant que partenaires de private equity. Le        montant total de l’investissement est évalué à 258 millions d’euros.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet accord intervient après trois années d’évaluation des        impacts potentiels en matières économiques, environnementales et        sociales. Ce projet novateur a l’ambition de servir de modèle        d’investissement durable en Afrique. Outre les études indépendantes déjà        menées et accessibles au public, les partenaires financiers conduiront        régulièrement des mesures de contrôle afin de garantir le respect des        engagements.</p>
<p style="text-align: justify;">Le projet s’est construit sur la base du dialogue et d’un processus de        consultations transparentes que l’Agence de protection de        l’environnement du pays et les ONG locales jugent sans précédent dans le        pays.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">«Des discussions approfondies ont eu lieu pendant plus de deux ans        avec les propriétaires terriens, les conseils des chefs locaux, les        autorités nationales, la société civile, les ONG et d’autres        institutions. Elles ont permis de parvenir à toute une série de        solutions novatrices qui, nous l’espérons, constitueront à l’avenir un        bon exemple pour les investissements durables » a déclaré Nikolai        Germann, directeur général d’Addax Bioenergy.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-14615" title="Addax Bioenergy 2" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/06/Addax-Bioenergy-2.jpg" alt="" width="345" height="254" />L’emplacement des terrains et des systèmes d’irrigation dans les        plantations de canne à sucre a fait l’objet d’une sélection attentive        afin de protéger la biodiversité et les terres agricoles. Cela a été        possible grâce au dialogue avec les communautés locales, à des études        scientifiques approfondies et à un relevé aérien de la région. Moins        d’un tiers de la zone louée sera en fait consacré au projet, réduisant        l’impact au minimum. Ainsi, seuls deux hameaux comptant quelque 80        habitants devront probablement être déplacés et la population concernée        sera, à ce titre, dédommagée conformément aux normes de performance de        l’IFC. De plus, lorsqu’un village comprend des terres agricoles        affectées par le projet, des mesures compensatoires seront prises,        telles que la mise à disposition, le labourage et l’ensemencement de        terres alternatives aussi proches que possible.</p>
<p style="text-align: justify;">La construction de la raffinerie d’éthanol et de la centrale électrique        à biomasse commencera dans le courant de l’année, la mise en production        devenant opérationnelle en 2013. Le projet emploie déjà plus de 700        personnes et créera plus de 2000 emplois dans les activités régulières.</p>
<p style="text-align: justify;">En vertu de la législation de la Sierra Leone, les terres concernées par        le projet ont été louées à leurs propriétaires via les Conseils des        chefs locaux, qui ont engagé un cabinet d’avocats pour les représenter        pendant les négociations. Afin de s’assurer que ces mêmes propriétaires        reçoivent leur part contractuelle du loyer annuel, les terres ont été        délimitées et répertoriées sur des cartes en étroite collaboration avec        les communautés locales, établissant ainsi officiellement et pour la        première fois la propriété foncière et le paiement direct des loyers dus.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft size-full wp-image-14616" title="Addax Bioenergy 3" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/06/Addax-Bioenergy-3.jpg" alt="" width="346" height="246" />Addax Bioenergy s’engage également en faveur de la sécurité alimentaire        et de l’amélioration des moyens de subsistance des communautés locales.        Dans le cadre d’une initiative sans précédent, un Programme de        développement de petites exploitations agricoles a commencé à rendre        fertiles plus de 2000 hectares de terres au profit d’une production        vivrière pour les communautés locales. Cette action est complétée par un        programme de formation des paysans développé avec l’appui de        l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture        (FAO). Ce programme permet à 2000 agriculteurs de suivre des cours        pratiques pour améliorer la productivité et l’efficience de leur travail        de la terre tout en y incorporant des notions de sécurité, d’hygiène et        de santé. Les 118 premiers cultivateurs ont été diplômés de l’Ecole        d’agriculture de terrain et de vie (Farmer Field and Life Schools –        FFLS) en janvier 2011 et la formation se poursuit.</p>
<p style="text-align: justify;">L’équipe d’Addax Bioenergy a conscience du privilège d’avoir pu gagner        la confiance de la population de Makeni, des autorités locales et du        gouvernement de la Sierra Leone. Elle prend cette responsabilité très au        sérieux et entend honorer son engagement de devenir un modèle en matière        d’investissement durable, dans l’intérêt de toutes les parties prenantes.</p>
<p style="text-align: justify;">La décision d’Addax Bioenergy de mener ce projet en partenariat avec des        banques de développement reflète son ambition de devenir une référence        en matière d’investissement responsable en Afrique. Le projet répond        ainsi à des normes sociales et environnementales strictes, telles que :        les règles de protection environnementale et sociale de la Banque        Africaine de Développement, les normes de performance de l’International        Finance Corporation (IFC) de la Banque mondiale, les critères de        durabilité bioénergétique environnementale et sociale de l’Union        européenne, ainsi que les directives sectorielles définies par la Table        ronde sur les biocarburants durables et l’Initiative Bonsucro pour        l’amélioration de la canne à sucre, sans oublier les lois        environnementales et sociales locales.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Selon la Banque Africaine de Développement, «le projet d’Addax Bioenergy        en Sierra Leone (ABSL) est une priorité absolue pour le gouvernement de        la Sierra Leone. Il représente le plus gros investissement du secteur        privé jamais réalisé dans le domaine agricole en Sierra Leone et devrait        constituer un exemple réussi et concret d’investissement durable. Il        élargira la production d’électricité dans le pays, améliorera la        productivité de l’agriculture et renforcera la réputation de la Sierra        Leone en tant que destination attrayante pour l’investissement ».</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright size-full wp-image-14617" title="Addax Bioenergy 1" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2011/06/Addax-Bioenergy-1.jpg" alt="" width="347" height="222" />En tant que premier projet de production d’éthanol à partir de la canne        à sucre en Afrique, il représente un grand pas en avant dans les efforts        de la Sierra Leone de devenir une plateforme pour les énergies        alternatives renouvelables. Toutes les parties prenantes sont        conscientes du débat suscité par les biocarburants et l’investissement        en Afrique. Addax Bioenergy est convaincue qu’un investissement        responsable est possible, et l’entreprise se réjouit de continuer à        travailler en collaboration avec les habitants et les autorités locales,        le gouvernement national, ses partenaires financiers, les organisations        environnementales et la société civile pour transformer sa vision en un        projet de bioénergie modèle dont la Sierra Leone et l’Afrique toute        entière pourront être fiers.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour plus d’informations sur le projet, notamment des copies des        rapports d’audit, déclarations de soutien et témoignages, photographies,        articles de presse récents ainsi qu’un document détaillé de questions et        réponses, veuillez vous rendre à l’adresse: </em><a href="http://cts.businesswire.com/ct/CT?id=smartlink&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.addax-oryx.com&amp;esheet=6764514&amp;lan=fr-FR&amp;anchor=http%3A%2F%2Fwww.addax-oryx.com&amp;index=1&amp;md5=d5d1f86895e0550e20295c979d1e47e3" target="_blank"><em>www.addax-oryx.com</em></a><em> et cliquer sur «Bioénergie».</em></p>
<p><strong>Contact : </strong>Karen Saddler, +41 58 702 9000<br />
<a href="mailto:info@bioenergy.com" target="_blank">info@bioenergy.com</a></p>
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		<title>Sierra Leone : demande de révision du contrat de Addax Bioenergy</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Oct 2010 17:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric DOUARD</dc:creator>
				<category><![CDATA[Agrocarburants]]></category>
		<category><![CDATA[Social-environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Ethanol]]></category>
		<category><![CDATA[Social]]></category>

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		<description><![CDATA[Genève, le 18 octobre 2010 : depuis trois ans Addax Bioenergy poursuit ses préparatifs au Sierra Leone. L’objectif de cet investissement d’un montant de 220 millions d’euros est la culture de canne à sucre destinée à produire des agrocarburants pour l’exportation. Bien que l’entreprise suisse suive des standards éthiques internationaux pour ses activités, des questions [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="color: #888888;"><strong>Genève, le 18 octobre 2010 : depuis trois ans Addax Bioenergy  poursuit ses préparatifs au Sierra Leone. L’objectif de cet  investissement d’un montant de 220 millions d’euros est la culture de  canne à sucre destinée à produire des agrocarburants pour l’exportation.  Bien que l’entreprise suisse suive des standards éthiques  internationaux pour ses activités, des questions critiques se posent sur  le terrain telles que la concertation de la population locale, l’accès à  l’eau ainsi que le dédommagement des propriétaires terriens. </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<div id="attachment_8639" class="wp-caption alignleft" style="width: 310px"><img class="size-full wp-image-8639" title="Intervention de Nicolaï Germann, Addax Bioenergy, Sierra Leone" src="http://www.bioenergie-promotion.fr/wp-content/uploads/2010/10/Intervention-de-Nicolaï-Germann-Addax-Bioenergy-Sierra-Leone-e1288113575922.jpg" alt="" width="300" height="199" /><p class="wp-caption-text">Intervention de Nicolaï Germann, Addax Bioenergy le 18 octobre 2010</p></div>
<p style="text-align: justify;">Ces  thématiques sont au centre du débat entre les représentants de la  société civile du Sierra Leone et d’Addax lors du symposium «  Entreprises et droits humains, vers une clarification des  responsabilités » organisé par Action de Carême, Pain pour le prochain  et la Cotmec.</p>
<p style="text-align: justify;">10&#8217;000 hectares de terre pour la  culture commerciale de canne à sucre, une raffinerie destinée à la  transformation en agrocarburant pour le marché européen, une centrale  électrique utilisant la biomasse et satisfaisant 25% des besoins  nationaux, 2000 emplois permanents : le projet de l’entreprise genevoise  Addax Bioenergy est d’une grande envergure pour un pays dans lequel 70%  de la population, pour une grande part analphabète, vit en dessous du  seuil de pauvreté et où la population rurale vit de l’agriculture  traditionnelle. Il n’y a donc aucune expérience avec des investissements  d’une telle ampleur ni avec les hautes technologies.</p>
<p style="text-align: justify;">« Lorsque nous avons commencé ce  projet il y a trois ans, nous avons été confrontés à de multiples enjeux  sociaux » déclare Nikolaï Germann, président fondateur de la division  Energies<em> renouvelables</em> d’Addax. « Parallèlement à l’intérêt  économique, il doit y avoir une amélioration pour les gens sur place »  ajoute le dirigeant.  Dans cette optique, l’entreprise a tenté de  concevoir le projet selon un ensemble de standards internationaux  prenant en compte les droits humains élémentaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, grâce à une analyse  pointue du contrat de bail conclu avec Addax, Sonkita Conteh, avocat  spécialiste des droits humains au Sierra Leone, a soulevé plusieurs  points litigieux : l’autorisation donnée à Addax de stopper ou modifier  le tracé des cours d’eau, le droit octroyé à Addax de définir des zones  comme réservées à leur usage exclusif ou bien comme réservée à un usage  partagé. Ces deux dispositions sont contraires à la législation actuelle  au Sierra Leone et mettent en danger le droit à l’alimentation des  populations qui ne peuvent plus utiliser ces ressources pour leurs  propres besoins. L’une des clauses autorise aussi Addax à cultiver  d’autres plantes que la canne à sucre ce qui laisse la porte ouverte à  l’introduction de plantes non indigènes susceptibles d’avoir un impact  sur l’accès de la population locale à l’eau.</p>
<p style="text-align: justify;">La consultation et la  participation des communautés locales pose aussi question : le prix de  la location de la terre a été fixé de manière unilatérale par Addax sur  la base des recommandations du gouvernement : pas de liberté de  négociation pour les paysans qui se sont vus privés de leurs terres.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une volonté de dialogue<br />
</strong>Pour Mohammed Conteh,  du  Réseau africain pour le droit à l’alimentation, si les investissements  étrangers sont nécessaires pour le Sierra Leone, la question de savoir  quels bénéfices la population locale retirera de cette exploitation de  ses ressources reste entière.  Il demande à Addax de prendre en  considération les points critiques soulevés et une révision du contrat  conclu avec Addax.</p>
<p style="text-align: justify;">La présence d’un tiers capable de  représenter les intérêts des communautés locales fait aujourd’hui  défaut : avec leurs partenaires africains, les institutions  organisatrices Action de Carême, Pain pour le prochain et la Cotmec  demandent une participation plus conséquente de la société civile dans  le processus de suivi du projet. « Addax a de bonnes intentions mais ce  projet n’est pas parfait. Il doit encore être amélioré avec la  participation de tous les intervenants» a conclu Sahr Kemoore Salia,  secrétaire général du Conseil des Eglises du Sierra Leone.</p>
<p style="text-align: justify;">« Nous allons demander une étude  indépendante et un monitoring du projet à long terme » indique Miges  Baumann responsable de la politique de développement pour Pain pour le  prochain. Jean-Claude Huot, secrétaire romand d’Action de Carême  ajoute : « Nous nous engageons depuis des années en Suisse pour une  politique cohérente qui respecte les droits humains. Nous continuerons à  travailler dans ce sens à l’avenir afin que les activités des  multinationales suisses à l’étranger soient davantage contrôlées. »</p>
<p style="text-align: justify;">Source : <a href="http://www.ppp.ch/de/francais/archivesgenerales/single-news/article/46/255/">Pain pour le prochain</a> le 19 octobre 2010</p>
<p style="text-align: justify;">Contacts :</p>
<ul>
<li>Jean-Claude Huot, secrétaire romand d’Action de Carême, +41 79.229.18.45</li>
<li>Chantal Peyer, responsable du secteur Politique de développement Pain pour le prochain, +41 79.759.39.30.</li>
</ul>
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